Une semaine de fou est passée. Après les mémoires et devoirs, est venu le temps des examens. Si la Cognitive Science s'est passée sans trop de douleur (merci à la fonction d'Amazon de recherche de texte dans les bouquins), il en a été autrement pour la psycho (encore une nuit blanche)... Finalement l'exam de Computer Graphics, qui marque aussi la fin des études (snif)...

Le campus s'est mis en veille (avant le semestre prochain) et le week-end était sous le signe du "Commencement". C'est l'appellation américaine (beaucoup plus symbolique) de la remise des diplômes. Par contre finies les conneries de Supélec, place ici au show à l'américaine (ça a d'ailleurs fait la première page du journal d'Atlanta le lendemain). La cérémonie était organisée au Georgia Dome cette année, qui abrite normalement les matchs de football américain de l'équipe d'Atlanta. La salle est monstrueuse (72000 spectateurs), avec une hauteur sous plafond complètement folle. Elle était coupée en 2 pour l'occasion, et nous (les diplômés) étions assis au centre (environ 2500 élèves à diplômer ce semestre). Tout autour dans les gradins se trouvaient environ 15000 fans: familles, amis et curieux. Enfin quand je dis show à l'américaine, je pourrais aussi bien dire show à l'anglaise, ou à la Harry Potter, puisqu'on était tous déguisés en robe noire (faites à Salem - drôle de reconversion) avec des écharpes aux couleurs des départements ou du niveau.

Tout ça a commencé vers 7h30 du matin, puisqu'il a fallu nous mettre en rang dans le bon ordre, dans les sous-sols du stade. Après 1h30, nous étions fin prêts, et nous avons pris les longs couloirs qui circulent sous le stade pour débarquer, en "champions", dans l'arène (ce n'était pas très dur, le public était déjà conquis). Après l'entrée processionnelle des "Deans" (directeurs), de professeurs, et du président, nous avons eu une combo de discours, dont le moment fort était celui du Secrétaire d'Etat à l'Energie (venu spécialement de Washington), qui nous a entre autres dit remember to have fun.

Après les phD, c'était notre tour de nous lever, de faire la queue, et de recevoir notre diplôme avec un bref instant de gloire, ou chacun a eu son gros plan diffusé sur l'écran géant du stade. Tout ça était bien sur très symbolique, et l'on n'a pas eu notre vrai diplôme (un poster à la place) puisque nos copies n'étaient pas encore corrigées (les examens finissaient la veille au soir). Après les masters, c'était le tour (infinissable) des 2000 undergrad. Heureusement j'étais placé en bordure, donc j'ai pu faire la langue de pute avec mes voisins sur tous les élèves qui passaient juste à côté. Quelques remarques: les filles ne savent pas marcher en talons; certaines n'ont pas tenté le diables et sont venues en tongues; on reconnait les gens "populaires" (ou les cochonnes... hum pardon) à l'intensité des cris dans les gradins quand leur nom est annoncé.

Au bout de 5h on a pu souffler et enfin sortir (je ne raconte pas le bordel pour retrouver mes parents).